Calumet de la Paix

 
 
 
Histoire du calumet de la paix

 
 

Le calumet était utilisé à l'origine par les Indiens des plaines, comme autel portatif pour permettre, en s'élevant avec la fumée, de pouvoir communiquer avec wakan-tanka (le grand esprit) ou tunkashila (appelé respectueusement « grand père »). Il accompagne tous les gestes importants de la vie des Indiens qui, contrairement à l'image de « sauvages » projetée sur eux, étaient des êtres très pieux et religieux et c'est pour cela qu'on a souvent cru par erreur qu'il ne servait qu'à conclure la paix, d'où son nom commun inexact et inapproprié de « calumet de la paix ». On l'appelle en sioux (en lakota, nom que se donnent eux même les Sioux car le mot « sioux » est un terme méprisant algonquin à leur
 Calumets.
Le tuyau est, aux yeux des Indiens, la partie la plus importante car il représente toutes les parties du corps et la couleur rouge du sang est très souvent utilisée parmi les teintes qui contribue à sa décoration ; il est souvent décoré avec, des perles (beads), du tissus, de la fourrure et des plumes.
un rituel immuable accompagne son utilisation. On situe le calumet dans les quatre directions (tate topa) pour s'unir avec le monde qui vous entoure et le calumet ne doit jamais être présenté avec le fourneau vers l'invité, sinon c'est un signe de rejet de celui-ci. On utilise pour fumer un mélange aromatique de tabac et d'herbes (sweetgrass, écorce de cornouiller, sauge, menthe...) appelé quiniquinick qui peut sembler un peu âcre à l'usage et qui faisait abondamment tousser les Blancs lors des signatures de traités. Les indiens utilisent le bout d'une branche en feu ou d'une braise pour l'allumer ainsi qu'un cure-pipe en os ou en bois pour le nettoyer ; ces accessoires sont souvent très décorés (bead ou plumes).
Vu le respect que portaient les Indiens à cet objet, les missionnaires ont tenté vainement d'en faire disparaître la pratique en le rangeant dans les idoles ou les objets du diable. Mais son enracinement culturel était trop profond pour qu'on puisse l'éradiquer. Il existe actuellement aux États-Unis un « dernier gardien du calumet », le Sioux Hehaka Sapa (wapiti noir : black elk), gardien des traditions religieuses qui entourent cet objet. Selon la légende, cet objet serait l'original donné aux Indiens par « la femme bison blanc » qui aurait donné le calumet aux Indiens pour qu'ils puissent communiquer avec wakan tanka ainsi que tous leurs rites religieux.

 

 

 

 

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